Je me suis pris un Parquet Sonore

Non, non et non! C'est parti en eau de boudin ce truc. J'suis dégouté. J'étais motivé pour faire une belle chronique. Et c'est raté. Shit.

Pourtant arme d'une réelle curiosité, « Parquet Sonore» sonnait bien à  mes oreilles. Le concept du concert en appartement. Bon, je suis ne depuis avant la dernière pluie et il parait que à ça existe déjà  dans d'autre villes.

Au commencement une invitation sur FB. à ça aurait pu passer à  l'as, comme la majeur partie des invitations, mais le concert annonce était « The feeling of love». Voir ce groupe de "Neo-Psyché-Kraut-Space-Garage » de chez Born Bad, en catimini dans un appartement sentait bon la bonne idée.

Donc j'envoie un mail à  cette personne qui se nomme Parquet Sonore, et pis y me répond qu'il reste de la place, que je suis donc inscrit et que le jour même il me fera savoir o๠c'est. (J'apprendrais plus tard que trouver un appartement pour faire un concert n'est pas chose aisée et que parfois on trouve le lieu la veille).

Le jour J, Parquet Sonore tient promesse et m'annonce que le concert est aux ateliers MTK, pas loin de la Casamaures, une sorte de laboratoire pour fondus de la vidéo. (Sincèrement ces mecs se tapent des nuits entières à  découper des films super 8 en rigolant grassement j'en suis sà»r). Le groupe est annoncé pour 19h30, ils joueront en fait à  21h.

Comme j'arrive à  l'heure, il s'étale devant moi une heure trente de glandage, de discussions de vieux potes, et surtout d'ingurgitage de bières à  7 % de volume. Et c'est d'ailleurs à  ce moment précis que je commence à  comprendre que ma chronique part à  vaux l'eau.

Je suis un maniaque de la ponctualité. Quand on m'annonce une heure, j'y suis. Si l'autre partie n'est pas au rendez-vous, je deviens triste, et quand je suis triste je bois, et quand je bois...bref. Le lieu est sympathique, à ça sent vraiment bon le vidéaste passionné. Des bobines de film, des projecteurs en veux-tu en voilà  et une petite salle de 30 places o๠va se dérouler le concert. Tout le monde est de bonne humeur, et je pourrais y être parfaitement bien si il n'y avait pas ce je-ne- sais-quoi qui, pour moi, caractérise souvent les squats, je me sens moins intelligent que tout le monde. Je reprends donc une autre bière pour éviter le désarroi, et, avantage d'un lieu prive on peut fumer ici! Profitant du temps qui passe pour faire connaissance avec le dénommé Parquet Sonore (en fait il a un vrai nom mais à§a aussi j'ai oublié...pff...) Il m'explique qu'ils sont trois à  être arrivés sur Grenoble il y a un an, et, avec l'aide de la faune locale ils n'ont pas eu de mal à  monter ce concept. C'est leur troisième concert, tout va bien, ils ont la banane, ils ingurgitent aussi les bières à  7%. (Y avait pas moins fort au magasin !?).

Le concert va enfin commence, je titube jusque devant la scène pour m'en mettre plein les oreilles. Le groupe est fier, le genre on-est-pas-là -pour-rigoler-et-on-va-vous-montrer-ce-que-c'est-La-Musique. Dans l'état o๠je suis, habituellement, quand il y a des musiciens parisiens qui se la pètent, je fais pipi sur le pied de micro du chanteur. Mais je me rappelle qu'ils sont de Metz, je reboutonne donc ma braguette.

A ce propos, le clavier s'est tatoués « Metz » sur ses quatre doigts de la main gauche, je me rends compte que je ne pourrais jamais faire à§a avec Grenoble...Hum...intéressant pour ta chronique à ça Xav.

Et puis d'un coup un avion à  réaction décolle dans la pièce, ou plutà´t non, il a déjà  décollé et il vient de passer le mur du son, ou plutà´t non, il vient de se crasher dans la petite cours en bas dehors. Bref, on passe de 80 db à  115 db en une fraction de seconde. Certes la salle, tout en béton, n'aide pas à  la diffusion, mais nous en sommes en présence d'un groupe qui joue toujours au même niveau. Très très fort, voire très très très fort.

En général, et si le propos le permet, je suis pas contre. Mais là  non. J'avais vraiment envie de poésie. Franchement, désolé je ne peux pas rester. Adieu la beauté que j'ai entendu sur vos disques, au revoir les guitares aux delays majestueux, salut la batterie aérienne, rien de la fuzz manichéenne, pas non plus de reverb enivrante et puis pas une lichette de vos références alléchantes, Velvet underground, Spacemen3, Oh Sees.... Je suis en face d'un groupe de punk. Merde. Bon ben, je me cherche un endroit pour vous écouter car, non, je ne mets pas de bouchons... ...Là  non...là  non...là ....non....là ...ouh la non!!...Ici...oui c'est bien. Ha ben je suis au bar!! Pfff.... Est-il utile de me fourvoyer et de décrire ma fin de soirée...

J'ai donc été obligé de noyer ma déception dans l'alcool et les cacahuètes. Je suis devenu de plus en plus intenable. En croisant une ex j'ai absolument voulu lui rouler une pelle, elle m'a dit que j'étais trop con et moi qu'elle était trop moche. Ensuite avant que l'on ne veuille plus me servir à  boire j'ai voulu acheter le dernier disque mais le chanteur du groupe a vraiment eu l'air déà§u quand je lui ai dit en langage bourré que son concert c'était de la merde. Et pour finir, quand j'ai vomi dans le pot de fleur de l'entrée, 2 grands chiens de la famille des Dalmatiens m'ont aboyé dessus. Je me suis essuyé sur eux et j'ai fini à  genou devant mon vélo en le priant de me ramener à  la maison... Puis plus rien...

C'est vraiment dommage tout à§a parce que je me réjouissais vraiment de faire une belle chronique. Et dire que c'est à  cause de la ponctualité...pfff... Comme quoi!

Dernière modification lemardi, 30 septembre 2014 21:31
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