Christophe

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Lofofora, qu'à nouveau nos yeux s'émerveillent

L’Aquarium, premier concert dans cette nouvelle salle sur le Campus de Grenoble et pour son baptême du feu Lofofora. C’est la deuxième fois que Back’n’Roll rencontre Lofofora et Reuno, à chaque fois on voit tout ce qui fait que l’on aime leur musique et pourquoi on aime en parler. Sans chichi dans la loge commune avec Général Cluster et les Affranchis, Reuno nous offre de son temps juste après les balances et quelques heures avant le concert.

Les Lofofora vont débuter le concert dans une salle chauffée à blanc, dans une moiteur tropicale. Nous étions en novembre et malgré cela à l’intérieur les murs transpiraient. On se rappelle alors le nom de la salle l’Aquarium, effectivement le taux d’humidité est proche d’un aquarium.

Bien mis en bouche par les Affranchis et par Général Cluster dont le chanteur fêtait son départ, Lofofora commence directement par l’Oeuf afin de rappeler quelques vérités pour ceux qui auraient oublié ! Le set va enchainer à toute vitesse mélangeant toutes les époques avec Macho Blues, Envie de Tuer, Auto-pilote, ainsi que les nouveaux morceaux comme Double A, sans rappel (pourquoi perdre du temps à sortir de scène). Le set se termine par un hommage à Parabellum avec la version du Port d’Amsterdam ! Merde c’est fini !

A bientôt Lofo et merci!

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Guillaume Perret et The Electric Epic, mon chainon manquant

L’avantage d’une publication libre est le choix. La liberté de choisir d’écrire sur ce que nous voulons. Pourquoi parler de ce que nous n’aimons pas si nous pouvons au contraire ne parler que de ce que nous apprécions ? Il faudrait être dérangé.

Parlons donc de Guillaume Perret et The Electric Epic,  ils viennent de passer à La Bobine ce vendredi 7 novembre. Il faut déjà marquer un point important : le concert était complet si vous n’y étiez pas c’est peut être tout simplement pour cela et dans ce cas ne lisez pas la suite, vos regrets seraient décuplés et vous pourriez m’en vouloir, pas de cela entre nous.

Je tiens à m’excuser par avance pour les possibles lieux communs que je risque d’employer dans le reste de cet article, mais parfois le plus simple est le plus clair pour décrire ce que nous ressentons.

 

Dans la pénombre de la salle de la bobine,  Portishead  disparaît pour faire place à ce petit silence qui précède l’entrée de l’artiste sur scène. Un point rouge apparaît dans le noir pratiquement absolu. Le point rouge précédé de quelques notes, le sax . Le premier morceau se fait alors sur ce rouge  qui flamboie en fonction de l’intensité des sons générés par Guillaume Perret. A ce moment on se rappelle que la formation vient  aussi du Jazz et que le Jazz vie, prend son envol sur scène en communion avec les réactions du public.

Les morceaux s’enchainent et nous sommes déjà au troisième, fidèle à mon habitude j’arrête de prendre des photographies pour laisser la place, je recule. Je vais changer mon point de vue et voir comment nous réagissons, accueillons la suite du concert.

Sur le morceau Ethiopic Vertigo,  nous sommes charmés par le rythme hypnotique du sax.  Je te vois danser, en transe, suivant le souffle du sax.  Je vous vois « head banger »  quelques minutes plus tard. Et je te vois  toi le petit garçon, arriver par le côté pour enfin atteindre la scène. Ton casque « kid » te protégeant tu arrives à le voir de près te postant à côté d’un plus ancien. Tu as bien fait de t’approcher, la fin du concert approche, mais nous ne voulons pas partir, Guillaume Perret le comprend et nous offre deux rappels, merci !

Voilà ce qu’est cette musique, mon chaînon manquant capable de rassembler autour de lui de formidables musiciens et un public si divers, de faire danser lascivement ou slamer frénétiquement. Un des meilleurs concert de l’année à ne pas douter, à ne pas rater s’il passe à côté ou par chez vous. 

 

 

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Lee Ranaldo@Le Ciel

Dimanche soir, qu'y aurait-il de mieux pour terminer un beau weekend de novembre que de voir jouer Lee Ranaldo en concert acoustique ? Rien. Lee Ranaldo est seul sur scène avec ses guitares, que je me suis refusé de compter. Acoustique la performance le sera, elle débutera avec l'utilisation d'un archer mais nous resterons dans le classique pas de tournevis pas de marteau sur scène, il y aura bien une cloche mais cela sera le seul autre instrument de cette soirée.

Lee Ranaldo nous avouera dans l'interview avoir été fébrile face à ce tour solo et acoustique. Il cache bien son jeux, peut- être comme tous les timides, en communiquant avec nous. La salle du Ciel se prête à cet exercice par sa configuration et la proximité du public. Une communion parfaite entre Lee Ranaldo, son public, nous.

Une maltraitance de guitare et le bris de 2 cordes sur le même morceau avec un ré-accordement à la volée m'a laissé sans voix. Juste ce qu'il me fallait pour l'accueillir pour l'interview qu'il nous a accordé après une belle séance de dédicaces avec ses fans de la première heure.

©2014 Back'n'Roll Christophe

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Reste couchée ma chérie je vais chercher les croissants

Vous qui lisez ce texte, vous savez que je ne suis pas objectif. D'ailleurs le sommes-nous vraiment (?), comme nous n'avons pas l'intention de disserter sur le sujet, je l'affirme je ne suis pas objectif !
En écoutant le dernier Lofofora, je savais déjà que cette chronique risquait d’être positive. Non pas pour une simple question d’être un fan, non pas pour avoir lu de bonnes chroniques mais pour le simple fait d’avoir suivi l’élaboration de ce nouvel opus. De la préparation à la sortie avec les photos de l’enregistrement, les extraits sonores, le clip qui annonce la sortie de ce nouveau Lofofora, tout cela nous a permis de commencer à nous faire une idée de cette « épreuve du contraire » avant sa sortie, l’attente des nouveaux morceaux comme l’attente du prochain épisode de votre série préférée.
Nous connaissions déjà «L’innocence», «Pornolitique» et le single «Contre les murs» qui forment l’ouverture de «l’épreuve du contraire». Et cela fait du bien de pouvoir se raccrocher à ces textes connus et rentrer dans l’album. Lofofora c’est obligatoirement plusieurs écoutes, la première pour la découverte, les suivantes plus attentives pour saisir tous les textes. Lofofora c’est un des derniers groupes avec des paroles, alors on en profite pour écouter.
Lors du précédent album j’avais interviewé Lofofora et je leurs avais demandé s’il y avait encore des choses qui énervaient Lofofora, Reuno m’avait simplement demandé de combien de temps je disposais ! La rage est toujours là ! En lisant les titres «Romance» et «Chanson d’amour» j’ai eu une petite sueur froide en me rappelant «vice et rale». Je n’ai pas été déçu en écoutant cette romance toute particulière et cette chanson d’amour, je le répète : la rage est encore là…
L’amour, la mort, l’hypocrisie, la dépression, l’amitié, le travail, les injustices, les cons, la vie encore une fois passée au crible dans cet album qui est dans la ligne du précédant, très travaillé. Et même si la dernière parole est tournée vers le futur plein d’optimisme et «qu’à nouveau nos yeux s’émerveillent » je garderais le fait que «question d’honneur Lofofora garde la haine et les cross». Un album que l’on a attend sur scène, à bientôt Lofo !

Lofofora
L'épreuve du contraire
label Athome , sortie le 15/09

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69

Un artiste abordable, un lieu atypique, une ambiance conviviale, c'est une bonne soirée organisée par Parquet Sonore avec 69, ne ratons  pas la prochaine date ! 

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Mineral@Le Ciel

Mineral au Ciel

Grenoble, 20 Novembre, il neige. Il neige et ce soir je dois rencontrer "Mineral" au Ciel. Tout le long de la journée les nouvelles tombent, 15cm de neige à  Lyon, train annulé... Aà¯e la région est paralysée. Coup de téléphone des responsables du ciel «  Christophe les artistes sont bloqués à  50km de Grenoble pour l'interview on verra s'ils arrivent, on est même pas sà»r pour le concert » . Je décide donc de faire comme si tout allait bien, croisons les doigts, il parait que la méthode Coué peut marcher!

Arrivé au ciel en avance pour prendre des nouvelles fraïches j'aperçois Graig Walker emmitouflé dans son écharpe: au moins ils sont arrivé sain et sauf mais rien n'est encore certain pour cette interview, pas grave faisons semblant mine de rien et préparons nous...

Le premier concert est une surprise pour moi, car il n'y a pas de première partie au ciel mais deux concerts ! Pourtant Lisa Papineau est une habituée du Ciel, il s'agit la de son 4eme concert ici, et de mon premier, certains m'envieront de pouvoir la découvrir. Sur scène le trio enchaïne dans une grande complicité les morceaux et la voix de Lisa, parfois utilisée tel un instrument à  corde, est tout simplement magnifique. Ne ratez pas son prochain passage, elle reviendra, c'est certain !

Mais o๠en est mon interview... Changement de plateau, ce n'est pas le moment de poser des questions, on verra on verra...

Toujours aussi bien dans les fauteuils  du Ciel, blousons sur les jambes tel des plaids sur nos canapés nous ne voyons pas l'arrivée de Mineral sur scène. Ils commencent dans une douce pénombre leur concert. La silhouette de Graig Walker est découpée par les toujours très belles lumières du Ciel. Le contraste avec le concert de Cabaret Frappé est violent, je préfère cent fois Mineral dans cette configuration que dans un grand espace. Il ne s'agit pas seulement d'acoustique mais leur musique et leur présence sur scène est plus en adéquation avec le Ciel. Un set sans anicroche et l'on en prendrait bien encore un peu mais il est déjà  23h30 ! Ils reviennent pourtant malgré la fatigue d'une journée sous la neige pour un dernier rappel.

Bon il est 23h45 c'est fini, mais mon interview ? C'est à  ce moment que l'on vient me chercher : " Christophe  c'est bon pour l interview, mais tu as 5 minutes "!

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Lez Zepplin au Hellfest

Lez Zepplin au Hellfest

Chronique hellfest par votre humble serviteur aujourd'hui! Je me suis penché sur le cas particulier du sexe dit "faible" et d'un genre bien particulier qui est le tribute band. J'ai découvert il y a peu l'existence de ce courant musical avec par exemple The Ramonas, Misstalica, AC/DShe, oui les noms peuvent faire sourire les hommes, les vrais, les tatoués. Pourquoi vous parler d'elles me direz vous ? Tout simplement pour faire le point sur la petite surprise de la programmation du Hellfest avec la présence du groupe Lez Zeppelin, tribute band féminin de, vous l'avez tous compris, Led Zeppelin. Une tà¢che très ardue de se placer sur ce créneau d'un groupe que je me permets de considérer comme mythique et auquel il m'arrive de brà»ler quelques neurones et quelque DB en écoutant les rifs de guitares accompagnés de boisson alcoolisée (toujours avec modération je respecte mes voisins). D'autres se sont essayés à  cet exercice de la cover de Led Zep on pourrait parler de Dread Zeppelin reprenant dans un style très particulier des morceaux de Led Zep, ne souhaitant pas être viré de Back'n'Roll je ne vous en passerais pas, vos oreilles me remercieront, on peut également citer Hayseed Dixie et là  je vous en passe un petit morceau en dédicace à  Erwan et au banjos.


Il faut maintenant nous rapprocher de notre univers Girly du tribute band. Nous avons Zepparella mais aussi le groupe invité sur la Main Stage 1 samedi 21, Lez Zepplin. Ce groupe new yorkais formé en 2004 se considère comme une she-incarnation du mythique groupe. Oui, on est pratiquement en phase mystique, la transe n'est pas loin. Le groupe est formé de quatre membres : Sarah McLellan au chant ( dans le rôle de Robert Plant ), Steph Paynes à  la guitare ( dans le rôle de Jimmy Page ), Helen Destroy à  la batterie ( dans le rôle de John Bonham ), et Lisa Brigantino à  la guitare basse, mandoline et synthé ( le rôle de John Paul Jones). Pour se donner une petit idée on va se faire une petite écoute avec la reprise de Since I've Been Loving You

 

 

 

 

Elles poussent la dévotion jusqu'à  rechercher les instruments vintage des année 60 pour enregistrer leur album. Oui, si on ne parle pas de culte, on n'en est pas loin. Elles utiliseront d'ailleurs les services de Eddie Kramer, si vous ne savez pas qui est cet homme, vous connaissez très bien ses contributions en tant que producteur des albums de Jimmy Hendrix et en tant qu'ingénieur son sur les albums de Led Zep II, House of the holy et Physical Graffiti. C'est ainsi qu'elles ont enregistré leur album en 2007 ·Dans leur fait d'arme, on peut rappeler qu'elles ont été invitées comme first €œtributs band € Download Festival (formerly Donnington Park) in the UK;Rock-Am-Ring and Rock-Im-Park in Germany;Voodoo Festival in New Orleans Elle joueront le samedi 21 sur la Main Stage 1 ,probablememnt en début de journée et on leur souhaite un bon courage car sur les vidéos que l'on peut voir, elles vivent parfaitement leur réincarnation, on se s'écoute pour finir leur version de "Whole lotta love".


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BD-Concert Au Vent Mauvais@La Source

BD-Concert Au Vent Mauvais

BD-Concert, kezako ? Je pense que nous nous sommes tous posés la question lorsque la Source nous a envoyé sa programmation. Habitués des cinés concerts, habitué des concerts, habitués de la lecture de BD que pouvez donc cacher cet OVNI de BD-Concert ?

Tout d'abord, comme pour un ciné concert, il faut un visuel, celui ci est proposé par le duo Murat/Rascal et leur BD €œAu vent Mauvais € sortie chez Futuropolis il y a déjà  un an. L'histoire d'un road movie, l'histoire de cet homme qui sort de prison après sept ans derrière les barreaux, un vent qui le conduira jusqu'en Italie, mais ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus. Il faut ensuite trouver un groupe assez fou pour se lancer dans l'aventure. Ce groupe nous l'avons déjà  interviewé à  la Source, il s'agit de The Hyenes. Un peu de travail, un montage vidéo de type diaporama avec au contraire d'un dessin animé, une animation, des décors, un mouvement de lecture et vous avez un support visuel. Comme cela semble simple. Ensuite vous projetez ce montage dans une salle de répétition avec The Hyenes et enfermés quelque temps ils composent une bande son. Vous avez ainsi la recette d'un BD-Concert.

Mais dans les faits cela donne quoi ? Dans la grande salle de la Source, sur la scène le groupe s'est agrandi avec en plus des quatre membres de The Hyenes, un violon et un harmonica (et quel harmonica!)! Ceux qui connaissent The Hyenes peuvent oublier ce qu'ils savent, pensent, seuls les musiciens sont les mêmes, pas le genre musical. On a ici, en direct, une composition originale sans prompteur de type Time Code, ils jouent en regardant l'écran et même si tout est écrit, quelques improvisations, donnent à  chaque représentation un moment unique. Le concert commence sur la première planche de la BD et la sortie de prison de cet homme, ils n'arrêteront de jouer qu'une heure après, au bout de l'histoire, au bout de la route. Loin du mode Guitare/Basse/Batterie, l'ajout du violon et de cet harmonica donne un effet parfaitement rock et blues parfois qui donne une vision assez différente de celle que l'on peut avoir en lisant la BD uniquement. Thierry Murat nous la fait lire avec ses yeux, nous la lisons ensemble et nous partageons l'idée que Thierry Murat avait en la dessinant : une histoire résolument Rock !

Ne passez pas à  côté de ce moment unique !

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San Fermin@Le Ciel

San Fermin@Le Ciel

Au Ciel un Samedi, si nous avions été tête en l'air, nous aurions pu nous tromper d'heure et venir comme nous le faisons habituellement les dimanches au Ciel, bien plus tôt que 20h30. Et nous nous en serions voulu de rater ce concert de San Fermin, groupe de Brooklyn qui d'après les Inrocks, est le premier groupe de pop à  nous faire sortir du Moyen Age.

Il faut être clair, cela fait un bien fou de voir une scène pleine de musicien. Nous n'avons pas là  un groupe minimaliste oà¹, seul, l'artiste va créer sont morceau à  base de "loop", ou de la folk avec juste une guitare sèche, l'artiste nous raconte des chansons plus mélancoliques les unes que les autres. Non ! Ici nous renouons avec un groupe. Huit musiciens sont sur scène, oui huit. Une belle section de cuivre avec une trompette et un saxo, une section corde avec violon, guitare, une section percussions avec un batteur et un clavier lui même équipé de percussions. Sans oublier les deux chanteurs, une homme, une femmes et un cÅ“ur. Oui comme aurait dit Brassens : €œpour un tel inventaire il faudrait un Prévert ! €œ

Le set commence de manière presque minimaliste avec une lumière focalisée sur les deux chanteurs. Une sorte de mise en bouche car la tranquillité apparente du début va vite être agrémentée par des morceaux beaucoup plus "péchus" o๠les cuivres vont prendre le devant de la scène voire rentrer dans le public. On remerciera les lumières qui ont épousé la folie de la scène. La setlist a fait la part belle à  une nouvelle composition et il faudra marquer l'arrivée de leur nouvel album, d'une pierre blanche, restez à  l'écoute !

Une longue standing ovation: nous n'avions pas envie de partir même si la salle était rallumée,ce qui a contraint le groupe a revenir une deuxième fois hélas pour conclure le concert en sortant, cette fois, par la salle pour nous retrouver au bar du Ciel.

Un très beau moment de concert comme on les aime au Ciel !

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Un samedi à Romans

Samedi nous étions à  Romans à  la Scène de Musiques Actuelles (SMAC) la Cordonnerie pour une soirée à  guichet fermé ! Un soirée avec pas moins de 5 groupes.

 

Pour commencer, à  19h le groupe français Domination : pas simple d'ouvrir une soirée comme celle là . Ils annoncent la couleur et dans une salle qui peine à  se remplir, ils font leur maximum pour faire rentrer le public, qui semble t-il prenait son temps à  l'extérieur en se rafraichissant avant d'attaquer le gros de la soirée.

Les deux groupes suivants m'ont rappelé tout le côté physique de cette musique, deux groupes dont les fans sont aussi là  pour se dépenser. Euphémisme pour dire que le public balançait fort les bras et les pieds, dans tous les sens et qu'il fallait déjà  avoir un peu d'habitude pour rester devant. D'ailleurs pendant le changement de plateau les mouvements d'échauffement du public ont permis aux plus habiles d'entre nous de se rappeler que les photos allaient avoir un côté sportif.


Broken Teeth, deuxième groupe, a l'avantage que nous ne sommes pas pris au dépourvu . Ils viennent de Manchester, on les trouve sur les labels Neutral Words Records (UK) 6131 Records (US) Purgatory Records (UK).Gros vide entre la scène et les premiers rang du public ne souhaitant pas participer au moshpit sur ce concert.

Lors du changement de plateau j'ai eu le temps de discuter avec des fans, à  la limite des groupies qui venaient de Marseille et qui allaient les voir lors de leur prochaine date à  Montpellier. Ils m'ont gentiment prévenu, Nasty c'est plus violent que Broken Teeth. Je le note, j'avoue que j'avais pris mes distances lors du set de Broken Teeth. Pour Nasty, j'ai pris la décision d'essayer de me rapprocher au moins pour le premier morceau pensant qu'il y aurait un peu de temps avant que la meute se relance.


Pendant le changement de plateau j'ai voulu en savoir plus sur ce groupe : Nasty sont de Calamine en Belgique, ils ont crée le groupe en 2004. Ils se feront vite remarquer par des prestations live brutal et leurs textes ne le sont pas moins on vous laisse traduire. Effectivement avec eux on monte d'un cran par rapport à  Broken Teeth, les ruades en sont la preuve mais on trouve également au milieu de cela, de gentes demoiselles balançant leurs jambes dans toutes les directions preuve s'il en est que ce n'est pas que masculin ! Avec Nasty le public commence à  être à  point, la plupart connaissent leur chansons et se mettent à  chanter. En plus d'une organisation parfaite, il faut le signaler les changements de plateaux se sont parfaitement déroulés nous faisons le tour du monde sans bouger. Nous étions en France pour l'ouverture avec Domination, en Angleterre avec Broken Teeth, en Belgique pour Nasty et voilà  que la programmation nous fait voyager en dehors de l'Europe pour aller en Australie. Le groupe suivant est Deez Nuts groupe formé après le fin du groupe I Killed the Prom Queen dont JJ Peters était le batteur.


La création de Deez Nuts est un peu l'enfant du hip hop et du punk hardcore. Ils en sont à  leur troisième album "Bout it" (mars 2013), produit par Shane Frisby . Preuve de la montée en puissance de la soirée, les espaces vides se font de plus en plus rares et on commence à  changer de style avec les premier slam. La communion est parfaite lorsque le chanteur passe le micro au public et laisse pratiquement finir le morceau par un spectateur ! Des moments de live comme on les aime ! Comme je le disais nous continuons notre tour du monde pour aller du côté de l'Amérique avec le groupe tête d'affiche : Terror. On était déjà  monté d'un cran avec Deez Nuts, mais là  avec Terror on voit la belle progression de la programmation de la soirée. Terror viennent de Los Angeles, crée par Scott Vogel et Todd Jones en 2002 , ils enregistrent un mini album Lowest of the low, ils feront à  cette époque une tournée avec Biohazard. Le premier album sortira en 2004 avec One with the Underdogs. En 2005 grosse tournée mondiale et en 2006 changement d'équipe avec le départ de Frank Novinec pour Hatebreed et Carl Schwarts pour son projet First Blood. Ils seront remplacés par Martin Stewart (ex Donnybrook) et Jonathan Buske (ex Another Victim). En 2008 ils passent de Truskill à  Century Media pour leur album The Damned The Shamed, année ou Jonathan Buske laisse sa place à  David Wood (ex Down To Nothing). On peut dire que les gars de L.A. ne font pas semblant.


Dès les premiers morceaux, on sait qui est le patron sur scène : Scott Vogel . Dans la fosse plus aucun espace tout le monde s'est massé devant, les points sont rangés, les pieds moins violents, on slamme, on a même vu un superman mais il a dà» avoir un atterrissage plus compliqué que sont envol ! Surtout, nous avons eu le droit un bÅ“uf avec JJ Peters, un morceau de moment live que l'on apprécie toujours à  sa juste valeur. On peut le dire, ce concert, pardon cette soirée a été parfaitement organisée !

Prochaine date à  ne pas manquer le 7 juin avec Crowbar, I'll be back !

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